Le don d’organe

Publié le par reinette

 

 Fringant cavalier,

Juché sur son coursier,

 Aspirait à pleins poumons

Les vents de l’action.

Les pieds sur les pédales,

Le paysage détale.

Au nouveau carrefour,

A la tombée du jour,

Le coursier s’affaissât

Et le cavalier s’étalât.

Au fringant cavalier,

Par la mort épargnée,

Il faut un rein

Pour revivre bien.

 

Dépendant d’un poumon artificiel,

L’âme déjà au ciel,

Le corps de son fils

Se vidait de sa vie.

La mère, dans sa sagesse,

Pour gagner la mort de vitesse

Fit don au rescapé

D’un rein de son fils aimé.

Elle savait qu’il était donneur,

Ils en avaient parlé pendant des heures.

Ne pouvant sauver son fils,

Par ce geste lui redonna vie.


 

Fringant cavalier

Vivant désormais d’un rein donné,

Plus heureux encore

Que de sa vie d’alors,

Trouva en cette mère

L’amour d’une mère,

Que trop tôt la vie

Lui avait ravie.

Ensemble aujourd’hui

Ils luttent pour la vie.

Pensez, disent-ils

A la vie si fragile.

Dès aujourd’hui

Faites un geste gratuit,

Un organe donné,

La vie d’un être cher, peut sauver

 

 

 

 

 

Publié dans poésies

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N
<br /> ton petit commentaire chez moi, m'a transporté ici, je découvre avec grand plaisir tes lignes<br /> très beaux mots qui me touchent<br /> geste d'amour sans faille<br /> douce nuit reinette<br /> <br /> <br />
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L
Voilà 36 ans que j'ai signé ! Merci pour ton article.
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D
De simples mots, de jolis rimes, des sujets changeants, toujours intéressants.<br /> Beaucoup d'écrits, pour tant d'idée.<br /> Merci pour tout ces mots, à bientôt
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D
Tu écris des choses qui touchent de manière agréable à lire sans aucun jugement, sans pointage du doigt.<br /> A tout bientôt Reinette
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J
Merci pour le message.<br /> <br /> Amicalement.
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