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Mort sur un banc

par reinette 19 Décembre 2009, 20:40 poésies

 

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Il fait froid, il fait très froid.

Ses doigts rougis sont gourds.

A la recherche d’un toit,

Les kilomètres lui font les pas lourds

 

La neige doucement a repris son ballet.

Sur un banc dans le parc, il s’assoit.

De rouge son nez tourne au violet.

Un fond encore dans la bouteille, il boit.

 

La neige danse, danse

Tourne et virevolte

Puis se pose dense

Sur l’homme qui somnole

 

Sous sa couverture neigeuse

Il navigue dans la voie lactée

Guidé par la voix mélodieuse

De sa mère qui l’a précédé

 

Elle le prend sur son sein

Comme quand il était petit

Plus jamais il n’aura froid ou faim

Tous ses désirs seront assouvis

 

La neige danse, danse

Tourne et virevolte

Puis se pose dense

Sur l’homme mort



un toit pour tous, 
ce sont les mots du président de la République.
 discours du 18/12 2006

 

 

Je veux, si je suis élu président de la république, que d’ici à 2 ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. Parce que le droit à l’hébergement, je vais vous le dire, c’est une obligation humaine.
Mes chers amis, comprenez le : Si on n’est plus choqué quand quelqu’un n’a pas de toit, quand il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société, où vous voulez que vos enfants vivent en paix, qui sera remis en cause.

ce soir encore  à la télé ils ont annoncé la mort par le froid de trois personnes





 

 

 

commentaires

harmonie37 10/01/2010 18:39


Un magnifique écrit pour illustrer le combat.


Un inconnu dans la rue 03/01/2010 11:23


COMME UNE BOUTEILLE À LA MER…

Place de la Liberté, une jeune femme marche et tombe. Sous ce toit de nuages aux reflets d’argent, sous ce poids de lianes déferlantes, sur cette patinoire inondée, dégoulinante. Elle se relève,
reprend sa marche, titube un peu mais continue à avancer.

Place Victor Hugo. L’opéra. Un vieillard tend le bras, main ouverte, le cœur froid, assis contre la chaude machine à distribuer les billets. Nombreux sont ceux qui l’ignorent en baissant la tête,
instinctivement sans doute, en passant près de lui, en frôlant sa gamelle vide. L’un d’eux pourtant s’arrête, lui sourit discrètement et se déleste de sa monnaie. La main se referme, le cœur
bouillonnant.

Place Raimu, un enfant joue à la belote avec les deux statues. Avec elles, il rit. Il leur donne des caresses à n’en plus finir. Il adore leur tapoter le dos ou leur faire croire qu’il va leur
prendre leur chapeau. Il aime embrasser leurs joues d’acier aux couleurs des marronniers d’automne. Cet enfant qui s’amuse est sourd-muet. Cet enfant est joyeux, le bonheur est dans ses yeux.

Places de Toulon et d’ailleurs, combien sont ces lieux où naviguent des radeaux qui avancent grâce à ce soleil qui émèche et étincelle les cœurs ? L’espoir se suffit de si peu, mais il permet de se
surpasser, de vivre, tout simplement d’être humain.


susini 31/12/2009 16:57


Joyeuses fêtes et bonne année à vous Reinette. Votre blog est très bien et continuez comme ça.
a bientôt


susini 28/12/2009 18:02


Tous mes compliments pour un si beau texte et pour la tenue de ce blog que je revisiterai avec grand plaisir. Peut-être un peu de crédulité qui attire la sympathie ; il n'y a pas que des gens bien
dans de mauvaises vies, il y a des gens mauvaises dans de belles vies.
Au plaisir de vous lire Reinette et bonnes Fêtes


reinette 29/12/2009 10:04


merci pour ce gentil commentaire. j'aprécie.
mon mari aussi me répète souvent que je ne dois pas croire que le monde, il est toujours bon, c'est plus fort que moi, je leur accorde toujours le bénéfice du doute.

joyeuses fêtes.


ag86 22/12/2009 22:36


Un texte bouleversant. Tout est dit.
Merci à toi
Amitiés. Alain


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