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un jour là-bas (suite et fin)

par reinette 10 Mars 2011, 00:00 nouvelles

 texte écrit sur une photo proposée par la petite fabrique d'écriture

blog d'Azacamopol

première partie ici

deuxième partie ici

110228 Laure Chateauneuf-Galaure1C-copie-1

Il était une fois, deux amies, Mélina et Charlotte.

Elles aimaient le même homme.

L’homme épousa Charlotte et continua malgré tout à voir Mélina

Les deux amies se retrouvèrent enceintes en même temps.

 Mélina accoucha la première et mit au monde un fils qui mourut aussitôt

Son amie Charlotte accoucha quelques jours plus tard de jumelles. Evelyne et Anne-Charlotte

Charlotte mourut d’hémorragie, la nuit même.

 

Mélina aurait voulu épouser l'homme et être la mère des deux fillettes, elle se savait capable de les aimer toutes les deux, d’autant qu’elle était persuadée que c’est ce qu’aurait voulu son amie.

Mais l’homme qui l’avait pourtant tant aimé refusa de l’épouser


Doutant de la capacité de leur grand-mère de s’occuper des deux fillettes, il résolut malgré son non consentement, de donner à Mélina, Anne-Charlotte

Il mit une condition c’est de ne jamais le lui dire. Il la verrait une fois l’an. A sa convenance

Promettant toutefois de faire au mieux pour elle.

Ils firent leur vie chacun de leur côté sans plus rien savoir l’un de l’autre.

Mélina était heureuse d’avoir un bébé à choyer d’autant  qu’après son accouchement difficile, les médecins lui avaient déconseillé d’en avoir d’autre.

Elle lui avait donné tout son amour et se trouvait désolée qu’elle ait découvert ainsi la vérité.

Mélina ne lui aurait jamais rien dit si le hasard ne s’en était mêlé.

De sa jumelle elle ne savait rien, elle ne l’avait jamais vue et son père n’en parlait jamais.

 

Anne-Charlotte était bouleversée et ne trouvait rien à répondre

Il lui venait des idées bizarres comme se demander si le petit garçon qui vivait dans l’appartement du dessus était bien le fils de son père. S’il n’allait pas lui aussi découvrir un  jour qu’il n’était pas le fils de ses parents

Puis elle pensa que sa mère n’était pas sa mère. Est-ce possible ? Non elle n’arrivait pas à le croire.

Elle essaya tout à coup de la détester mais c’était impossible. Elle avait pour sa mère un amour si grand qu’il lui était impossible de la rejeter comme ça à la minute.

Par contre, elle comprenait maintenant le sentiment de manque qu’elle avait toujours ressenti, comme un vide que rien ne pouvait combler.

Elle pensait aussi à Evelyne qui n’avait pas de mère. Est-ce pareil avec une grand-mère. Elle aurait voulu le savoir

Comme il aurait été doux d’avoir une sœur, une sœur qui aurait partagé ses joies et ses peines.

Elle avait envie d’aller la voir et lui parler tout de suite. Mais la nuit était venue et l’homme, son père ne la laisserait peut-être pas entrer.

Elle alla s’enfermer dans sa chambre, ne répondant pas lorsque plus tard sa mère l’appela  pour passer à table. Elle ne répondit pas non plus quand elle lui proposa de lui monter un plateau.

Elle ne voulait qu’une chose, que le jour se lève pour aller voir Evelyne et peut-être aussi sa grand-mère qui en quelques minutes lui avait quand-même fait comprendre qu’elle l’aimait.

Son père n’avait pas d’importance, elle le connaissait et n’avait jamais ressenti d’amour pour lui. il était pour elle un adulte avec qui elle avait l’obligation de passer quelques jours.

S’il ne lui avait jamais fait de mal il ne lui avait jamais non plus montré d’amour, du moins l’amour qu’elle imaginait qu’un père devait à sa fille.

 

Au matin elle partit aussitôt sans même déjeuner. Elle fit semblant de ne pas voir les yeux gonflés de sa mère.

Elle marchait vite, ne voyait même pas les feux rouges qu’elle passait au grand dam des voitures qui freinaient brusquement à grands coups de klaxons.

Devant l’immeuble, elle s’arrêta un instant et levant les yeux elle vit encore la silhouette immobile derrière les carreaux. Evelyne ne s’était-elle pas couchée.

Quatre à quatre elle enfila les marches  et….

 

La porte grande ouverte de l’appartement montrait un appartement vidé de ses occupants.

Elle fit le tour des pièces et dans la chambre, qu’elle pensait être celle d’Evelyne, un mannequin de couturière faisait le guet derrière la fenêtre.

 

Pourquoi et où étaient-ils partis ?


Alors qu’elle n’avait rien demandé, le hasard avait levé un bout de voile sur un secret dont elle ignorait même l’existence pour aussitôt  le laisser retomber.

Il lui faudrait un autre hasard pour aller au fond de ce secret

 

 

inutile de vous dire que cette histoire est imaginaire.


commentaires

kerrfoa 13/03/2011 12:04



très très belle écriture et d'une belle imagination!!!!!!!bravo    bisous kerrfoa



Marieluce 12/03/2011 21:38



Cette histoire était passionnante mais toutes ces questions restées sans réponses demandent une suite que tu dois imaginer pour nous rassurer ... 



talonaiguille 11/03/2011 17:35



bonjour reinette et merci de ta visite.. très belle ton histoire, mais tout triste quand même.. je n'ai pas pu venir chez toi plus tôt, car hier j'ai été absente toute la journée y compris la
soirée.. et aujourd'hui avec le beau temps, j'ai été plus souvent dehors que dedans...  je te souhaite une bonne fin de journée - amitié  - claire




m'annette 10/03/2011 21:29



Ca me fait penser à une chanson de Sacha Distel!


Quelle imagination!


Quelle saga!


bises



Laure 10/03/2011 20:41



Merci de ta visite et contente que mes photos t'aient inspirée de la sorte.


Bonne soirée






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