naufragée de la vie

Du rose sur ses joues
Du rouge sur ses lèvres
Le regard un peu flou
Comme si elle avait la fièvre
La fièvre de l’or
Celui qui paye les richesses
La main sur le genou du conquistador
Comme une maitresse
Maitresse, elle voudrait l’être
De sa vie qui depuis toujours
Appartient au maître
Qui cache une âme de vautour
Vautour suivant les troupes
Attiré par les charognes
Se gorgeant de sang rouge
Sans honte, ni vergogne
Sans vergogne, lui prend la bouteille
Avale une longue gorgée
Lui fait voir des merveilles
Et comme une naufragée
Se laisse emporter dans le tourbillon
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